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Catégorie : réflexions

De l’apprentissage de la calligraphie, encore

Tant qu’à faire de poser mes jalons Calligraphiques et de faire dans le journal de bord public, il y a un an, j’ai eu le plaisir de faire un stage avec   Céline Foissey

Du bois et des mots ? Des mots dans le bois ? Des mots sur du bois ?

Peu m’importait dans le fond, même si mon objectif lors de ce stage était simple et double : comment écrire sur du bois et comment faire un transfert d’image propre et correct. Je vais y arriver, n’en doutons pas mais la question de l’article de ce jour n’est pas vraiment là.

Ce qui me marque, depuis tout le temps que je vois réaliser des stages c’est la très grande variabilité pédagogique des intervenants :

De même qu’un excellent calligraphe ne fait pas nécessairement un bon professeur, un bon professeur n’est pas forcément un bon calligraphe.

Ce sont deux  «  métiers » différents et rares sont les personnes qui peuvent faire les deux.

Cela fait près de 15 ans que je croise des calligraphes de haute volée partager avec nous leur savoir faire et le plus souvent avec énormément de générosité. Du coup  Loin de moi l’envie de lancer des fleurs à d’aucunes ( et partant, de faire de la discrimination sur tous les autres… qu’ils/elles ne soient pas vexées), mais pour celles que j’ai rencontrées personnellement , le cas de Céline Foissey   ou de Lieve Cornil est marquant et relativement simple à décrire: elles ont un objectif, elles donnent les techniques de Base puis accompagnent leurs apprenants dans une démarche très individualisées lors de l’application des techniques enseignées.

Simple, à priori, mais C’est un exercice de pédagogie que je sais extrêmement difficile et épuisant de la part du « donnant » : il demande une adaptation constante à deux niveaux :

Le premier niveau tient à la dynamique de groupe relativement à l’objectif de groupe le cap doit être maintenu. le second tient de l’adaptation du donnant au niveau réel de l’apprenant

J’ai toujours eu beaucoup de respect pour les capacité pédagogiques bien pensées, mais voir travailler ces deux femmes et lire la satisfaction de leurs élèves après deux jours de stage est un plaisir de fin gourmet pour le responsable d’association que je suis.

 

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Onciale

 

Généralités

 

L’onciale est une graphie particulière des alphabets latin et grec utilisée du IIIe au VIIIe siècle. Elle a été créée à partir de la majuscule et de l’ancienne cursive romaine. C’est l’écriture par excellence des codex, adaptée à la plume.

Au début du IXe siècle, la minuscule caroline tend à la remplacer et elle n’est plus utilisée que pour tracer les débuts de livres, de chapitres ou de sections, à la manière des majuscules actuelles. L’imprimerie l’a définitivement fait disparaître des usages courants.

Histoire

C’est surtout pour l’alphabet latin que le terme est adapté. En effet, le mot oncial(e) y désigne un type précis de graphie, qui se développe entre les IIIe et IVe siècles de l’ère chrétienne, à partir de la majuscule quadrata et de l’ancienne cursive romaine. C’est l’écriture par excellence des codex, adaptée à la plume car bien moins anguleuse que la quadrata, qui est (encore actuellement) celle des inscriptions.

L’onciale est restée en vigueur jusqu’au début du IXe siècle, à partir duquel la minuscule caroline tend à la remplacer. Entre les VIIIe et XIIIe siècles, elle est surtout conservée pour tracer les débuts de livres, de chapitres ou de sections, à la manière de nos majuscules, dans les manuscrits en minuscule caroline ou en gothique, deux graphies qui lui doivent certaines formes, comme celles du d ou du a.

Bien que le plus souvent cantonnée après son âge d’or à un rôle ornemental, l’onciale a cependant continué d’être employée pour des codex entiers bien après ; seule l’imprimerie l’a définitivement fait disparaître des usages courants ; elle est toutefois encore très prisée des calligraphes.

La graphie nommée semi-onciale n’est pas dérivée de l’onciale, mais de la nouvelle cursive romaine. Les écritures nationales développées après la chute de l’Empire romain (lombarde, wisigothique, mérovingienne, insulaire, etc.) sont principalement issues de cette nouvelle cursive ou de la semi-onciale pour les écritures insulaires (irlandaise et anglo-saxonne).

 

Commentaires personnels

 

L’onciale est, pour moi,  sans conteste la première des écritures à présenter à un apprenti calligraphe.

Une fois les traits de base acquis (traits horizontaux, verticaux, demi-lunes, cercles), on obtient rapidement des résultats de lettres par famille
Sans la  confondre avec la caroline, nous pourrons décrire l’onciale comme voluptueuse, presque sensuelle par ses formes arrondies, ses pleins marqués et ses déliés discrets, son rythme constant quoiqu’encore fort marqué par la verticalité de la capitale romaine pour certaines lettres. Avec un peu d’excercice, la plume semble danser selon un tempo particulier.
Si l’on tient compte de l’absence de  majuscules, l’expérience d’une bonne onciale nous mènera rapidement à avoir l’oeil et l’expérience des mots, de la tenue des lettres dans l’espace et des interlignes.
Attention cependant au fait que l’onciale de base peut ouvrir à bien des variations tant purement historique qu’interprétatives: elle peut être étudiée à elle seule pendant des années dans tous ses possibles.

L’onciale est très présente sur internet et ce n’est pas un hasard.  dans es recherches que vous pourrez faire, vous remarquerez que la constance de l’onciale n’est pas très présente dans les manuscrits historiques. Elle varie d’une abbaye à l’autre et d’un scribe à l’autre. Dans la calligraphie contemporaine, par contre, elle est très standardisée ce qui n’empêche pas l’interprétation des artistes. Vous trouverez divers des explemples sur le net et   dans  notre livre de référence

 

sources

https://fr.wikipedia.org/wiki/Onciale ( 19/07/18 )

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Nulla dies sine linea? vraiment?

Bon, j’avoue. je n’arrive pas à me tenir à cette discipline calligraphique.
Non pas que je n’aie pas progressé, hein, honnêtement… c’est surtout que je ne  tiens pas sur la durée.
Donc reprenons.
A partir d’aujourd’hui, au moins une ligne ?
Par jour ?
Tous les jours ?
Ça tombe bien, ce blog ( puisque c’est un blog et qu’il est sensé être une espece de carnet de voyage, regroupe mes photos et ma calligraphie… et si je faisais vaiment  une photo et une calli par jour ?
Vous allez me narguer « tu n’es pas fichu de faire une ligne par jour et tu viens avec une photo en plus ? »
J’admets que ce soit curieux, mais pour moi, ça a du sens
Et je vous prends à témoin.

 

 

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